22 mai 2008

Ttournoi

Des centaines d'heures de cours de marketing que j'ai subies, j'ai tout de même retenu une notion essentielle. A savoir qu'on juge la qualité globale - d'un produit, d'un évènement, de tout!- à son élément ou son composant le plus faible, le moins significatif.
Je tiens d'ailleurs à féliciter M. Alaoui M, auteur de la formule, pour sa couv du magazine Essor.

Mise en pratique de cette "théorie" avec le Ttournoi ATP de Casablanca. Y a du beau monde cette année: Tsonga, Monfils (out hier)... J'ai donc envie de connaitre le programme, les tarifs et places disponibles.

Je me dis qu'il y a sûrement un site internet pour ça. Que je trouve rapidement.

Voici la page d'accueil de la fédé:


A gauche, un lien pour se rendre sur le site officiel du Ttournoi. Magnifique, je vais bientôt obtenir l'information tant souhaitée.

Le cœur rempli d'espoir, je clique.

Voici ce qui sort de ce lien:


Une merveilleuse série de lignes de code html bien pourries.

Si le site internet est le composant le plus faible de ce tournoi, à en juger alors par la qualité dudit site, on peut affirmer sans se tromper que c'est un GROS TOURNOI DE MERDE.

Impitoyable update de 14h06: motivé par la passion du tennis, je me paie un ticket à 10dhs pour le match d'El Aynaoui. Après une bonne demi-heure de retard, ce dernier pénètre enfin sur le court, acclamé par le public. Le hic, c'est qu'il boite, et qu'il tient un micro à la main. Pour annoncer dans un araméen approximatif qu'il a un bobo au pied et que pour aujourd'hui, ben c'est mort.

16 mai 2008

Tennis post

Une étoile du tennis s'éteint: Justine Henin, la meilleure joueuse WTA depuis Steffi Graf (avis perso), prend sa retraite. Comme ça, brusquement, au top. Tous les fous de tennis doivent déjà regretter le magnifique revers de la N°1 mondiale wallonne, probablement le plus beau, le plus pur et sans aucun doute le plus copié de tout le tennis moderne.


Heureusement qu'il nous reste Roger Federer...et son revers!
Encore plus précis et plus pur que celui de Henin.


Son secret? Par ici ...

7 mai 2008

Illuminati: quand la réalité dépasse la fiction

"Illuminati New World Order" est un RPG paru en 1995 aux États-Unis.

Son principe est simple: les joueur y tiennent des rôles d'illuminatis dont le but suprême est de contrôler le monde, à travers diverses organisations et cercles d'influences, en concoctant des séries de violents évènements pour parvenir à leur sordide dessein.

Le tout à base de simples cartes de RPG.
Et celles utilisées dans ce jeu donnent franchement froid dans le dos.

Notez bien "l'Oeil qui voit tout" sur le building sur la gauche.




Place à la polémique : comment le créateur du jeu a-t-il pu penser, concevoir et imager à l'identique des évènements survenus six ans plus tard lors du 9/11?


Personnellement, c'est l'info de trop: celle qui confirmerait que le 9/11 est le travail des illuminatis. Je ne peux pas prouver que le contenu du lien proposé soit véridique. Mais des centaines de sites de RPG recensent et évaluent ce jeu, expliquent comment combiner les cartes, etc. Le jeu existe donc pour de vrai.
Son contenu -celui exposé sur le lien- doit donc aussi exister.

Pire encore: quelles sont les autres donnes du jeu qui pourraient finalement se concrétiser dans la réalité?


Sur ce sujet, j'ai tendance à croire ce qu'en pense Immortal Technique.

30 avr. 2008

Choses à faire

En vrac:

- Inspirer de l'hélium et dire un tas de bêtises après
- Passer une journée avec un souffleur de verre professionnel
- Tout en nageant dans la mer, choper un poisson directement sous l'eau et le mordre à pleines dents
- Construire un objet en bois, une niche, une étagère, n'importe quoi pourvu que ce soit fait main
- Faire le chauffeur de taxi pour une journée
- Abattre un arbre avec une hache
- Organiser un déjeuner-débat avec les auteurs des attentats du 16 mai
- Courir le marathon et/ou faire le Triathlon Iron Man
- Publier un livre, de préférence un roman de fiction ou d'anticipation
- Apprendre à jouer la Toccata et Fugue et voir ce que ça donne vraiment sur un orgue pro
- Faire des tours de magie
- Voler

28 avr. 2008

Sang de taxi

Le chauffeur de Taxi est à présent brisé. Tout à fait brisé même.
Finies les fanfaronnades au volant, je lui ai en fin de compte détruit le peu de vie qu'il détenait. Si on appeler ça une vie. J'en avais envie. Depuis longtemps. Trop longtemps. Et parfois, il arrive que les choses dégénèrent. La queue de poisson de trop. La main qui valse autour du rétroviseur pour vous indiquer la voie à suivre pour aller vous faire voir.
La colère qui jaillit tel un geyser.
Et qui jamais ne s'arrête. Il est trop tard.

Alors, je l'ai suivi, tout ce foutu après midi, alors qu'il faisait beau et glassy, j'aurais pu rentrer à l'eau putain... au bout de quelques heures de filature, le sort en a décidé autrement. Une fois à l'arrêt et dans l'obscurité relative d'une ruelle de Lissasfa, tout le monde était effectivement happé par l'incendie de l'usine de matelas, je suis entré par effraction sur son lieu de travail, brisant la vitre passager avant, puis bondissant sur lui, la haine au visage. Je lui bourre l'estomac de coups de poings, lui assène deux ou trois crochets dans le menton. Ce qu'il crie est incompréhensible. Excédé également, je lui réponds: " Espèce de merde infâme, je vais te crever" et, comme il n'y avait plus rien à faire, d'un coup de cric je l'endors.

Réveil à la ferme de Ben Slimane. A la cave.
J'ai fait l'erreur de lui saigner la plante des pieds, il tente de se relever, y parvient mais dérape à chaque fois, parvient à se relever dans ultime effort, quand je brandis vers lui un hachoir avant de frapper dans tous les sens. Je crois avoir coupé quelque chose, son nez ou sa bouche, je ne sais rien d'autre hormis qu'à ce stade, ses hurlements ne veulent plus rien dire. Je pense lui avoir maladroitement coupé la veine jugulaire, son sang jaillit dans tous les sens et salope ma cave. Le sol se dérobe sous ses pieds ensanglantés. Il tombe. Comme un sac de patates. Complètement désarticulé.

Son corps contre le sol, sa tête se retourne vers moi, la face déchirée par la crainte de la mort. Je pose mes deux genoux en plein milieu de son dos et recommence à le planter avec le hachoir. Son sang gicle à présent par petits filets entrecoupés d'un spasme musculaire assez intéressant à observer finalement. Ses yeux sont gagnés par le sang, qui coule à présent de ses narines, inonde sa bouche et sa gorge, manquant de l'asphyxier me semble-t-il.
Des spasmes encore plus forts me font penser à une crise d'épilepsie. Je lui retire alors les derniers lambeaux de ses vêtements, quand il lève vers moi un regard plein d'espoir, avant de voir que je tiens un mehraz à l'ancienne que je lui enfonce violemment dans l'anus.

Je laisse le chauffeur de taxi prendre son mal en patience à la cave et me rends à l'étage pour allumer un feu. Son feu, son dernier. Celui qu'il brûle d'habitude sans gêne, sans être puni.
Le brûleur de la chaudière est tout neuf, les flammes parfaites.
L'incinérateur est fin prêt.
De retour à la cave, je saisis une paire de ciseaux de taille moyenne et me précipite sur un chauffeur de taxi inanimé, fourre ma main dans sa bouche, tire sa langue de toute mes forces et l'extirpe avant de lui dire: "Je suppose que t'as pas grand chose à dire maintenant" et lui lacérer sur la longueur avant de la couper, pratiquement à sa base. Ca ne ressemble à rien une langue mal coupée, alors je la mets dans ma poche. On verra plus tard. A présent, il ne hurle même plus. Il me semble bien qu'il pleure. Ou est-ce du sang mélangé à de la lymphe? Je ne sais plus. Une terrible montée de fureur envahit mon cerveau, ma conscience n'est plus, je lui saisis violemment ses pieds ensanglantés, le trainant derrière moi sur l'escalier menant à l'étage. Sa tête heurte le sol avec force, rythmant cette montée. Je le projette tête la première dans la chaudière. Il hurle. Je referme le volet de la chaudière. Au bout de trois minutes, sa graisse coule déjà par les fentes mal finies du volet.