16 janv. 2009

On est ce qu'on mange

Coming soon: en 2020, un enfant sur trois sera obèse en Europe et dans les pays développés.
En 2050, notre génération sera la première dont l'espérance de vie aura diminué par rapport à celle de ses géniteurs. Sont mis en cause le diabète, l'insuffisance rénale, les troubles hépatiques, le sucre, les graisses, les aliments dopés génétiquement pour paraître meilleurs et les semences truquées pour produire plus.
Au détriment du goût.
Ce sont des aliments contre nature.


A l'heure où l'industrie agroalimentaire se bat pour écouler ses stocks et sa surproduction, on est en droit de se demander pourquoi nous n'avons plus droit à des articles de grande consommation de qualité, qui respectent une vision saine et bénéfique de l'alimentation. La réponse est évidemment dans la question: la course au profit.
Des firmes telles que Danone, Nestlé, Unilever, Kraf ou encore Procter&Gamble ne se soucient pas de la santé des consommateurs. Ces entreprises financent alors des études dont 95% des résultats s'opposent aux études réalisées par le public sur l'impact des OGM, de l'aspartame, des laitages allégés, etc. On peut comparer cette situation à celle des financements d'études sur le climat et le réchauffement climatique par les grands groupes pétroliers.

Pour lutter contre la "malbouffe", la rebellion s'organise: un groupement de coopératives agricoles "oraganics", soit bio, sans pesticides et sans engrais, déclare la guerre aux grandes surfaces et aux multinationales pour améliorer la qualité des fruits et légumes proposés à la population.
Le credo est simple: on consomme dans un réseau d'approvisionnement de moins de 150 km de chez soi et tous les produits sont frais et certifiés bio. Pas besoin d'importer du Guetemala des radis génétiquements modifiés alors que je peux consommer du bio de ma région.

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Ce qu'il faut admettre, c'est qu'aucun alignement de prix compétitif n'est encore possible sur les articles proposés en grande consommation, et les grands perdants de cette révolution sont encore et toujours les classes défavorisées, chez qui on constate les taux de diabète et d'obésité les plus importants. La révolution bio n'est pour l'instant accessible qu'à une minorité, une csp consciente des enjeux et qui en a les moyens.

Le goût est devenu une affaire d'argent, un luxe, pour l'apprécier, il faut en avoir les moyens. Bien manger est devenu un marqueur social.

C'est possible, et ça se passe aux Etats-Unis, qui dans le domaine de l'alimentation, ont 20 ans d'avance sur le monde.


Peut être un jour chez nous aussi.
Consommez local.
N'achetez plus vos fruits et légumes en grande surface.
C'est un petit plus cher au marché, mais c'est tellement meilleur.
Pour nous tous.

Je vous invite si vous le pouvez à regarder "Alerte dans nos assiettes", un excellent document de Canal Plus sur le sujet.